Notre Avis - The Curse Of Monkey Island
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La scène se passe sur une voiture d’auto-tamponneuses flottant dans les mers des Caraïbes, aux environs du 17ème siècle N’importe quoi dites-vous ?! Allons bon, qu’est-ce qui vous choque là-dedans ?! Les Caraïbes n’existaient pas au 17ème siècle ?!
Bon, figurez-vous qu’un dénommé Guybrush Threepwood est assis dans cette auto flottante et rédige son journal de bord Il meure d’envie de manger des fruits ou autres poulets au grog, et à chaque fois qu’il fait allusion à l’une de ses envies, celle-ci apparaît au premier plan, flottant dans les vagues, mais seul notre pirate, concentré sur son journal, ne les voit pas !
C’est un gag visuel somme toute assez classique, mais ça a le mérite de nous mettre directement dans le bain (ou plutôt dans la mer des caraïbes!) : c’est du bon, c’est du très bon, c’est du Monkey Island !
Mais avant de donner un avis sur ce jeu, commençons tout de suite par éclairer ce qui peut être au centre d’une polémique, le lien entre "Le Chuck’s Revenge" et "The Curse of Monkey Island" En effet, nombre de joueurs se sont demandés, et se demandent encore, quel est cet enchaînement étrange Et oui, souvenez-vous, Guybrush, à la fin de son second opus est envoûté par Le Chuck (qui s’avère être son frère, qui plus est !), et se retrouve enfant, accompagné de ses parents, dans un parc d’attraction contemporain. Cette fin n’a pas fini de faire couler de l’encre, mais il faut simplement savoir que Ron Gilbert, créateur du jeu, avait décidé de clore ici l’aventure Monkey Island, avec ce final quelque peu délirant
Peut-être pas tant que ça finalement, toujours est-il que les concepteurs du numéro 3 ont tout simplement respecté la transition, car notre pirate semble être encore dans un parc d’attraction (heu, du type Disneyland, pour ne pas le citer !), impression renforcée par un travelling qui nous montre Guybrush l’intrépide, à bord de son auto, pénétrant dans une crique au cur d’une bataille de pirates, comme dans une attraction célèbre avec des pirates, dans un parc d’attraction non moins célèbre (qui a dit que je l’avais déjà cité ?!).
Alors Guybrush, simple enfant à l’imagination débordante se promenant dans l’attraction des pirates Disney, ou véritable jeune apprenti pirate victime d’un envoûtement vaudou ? Peu importe me direz-vous, et effectivement tout ceci a très peu d’importance face à cette merveille que nous offre encore Lucasarts en cet an de grâce 1997
Car dès ce fameux prélude, tout est présenté : les graphismes et décors sont somptueux ; les couleurs magnifiques ; la musique nous transporte en un clin d’il dans l’univers Monkey Island ; l’humour est toujours aussi délirant ; et les personnages principaux sont aussi déjà présents dans cette cinématique d’ouverture ; bref, vous l’aurez compris, le décor est bel et bien planté ! A noter que dans ce véritable dessin animé interactif, nos personnages parlent pour la première fois, mais le doublage est parfait, donc aucun souci à se faire !
Ainsi "La Malédiction de l’Ile aux singes" commence (vous pouvez d’ailleurs, comme dans le 2, choisir le niveau de difficulté des énigmes), et là c’est un émerveillement permanent, en effet, je ne peux m’empêcher de répéter que les graphismes sont fantastiques, cette musique, gentiment Reggae-soft vous rythme tout au long de l’évolution du jeu (les Caraïbes, la Jamaïque, si vous voyez ce que je veux dire!...), tous les lieux visités sont magnifiques (ah, cette île du crâne ! ), et les énigmes un tout petit peu plus simples que dans les deux premiers opus (même en mode Méga-Monkey !), mais attention, cela reste du Monkey Island, alors n’hésitez pas à utiliser tous les objets en votre possession les uns avec les autres, ainsi que sur tous les éléments interactifs du jeu, même si cela ne vous paraît pas forcément logique, car notre héros, lui, trouvera forcément le moyen d’en tirer quelque chose ! A noter que l’on retrouve ici le principe du combat d’insultes formidablement et très intelligemment remis au goût du jour (avec aussi entre autres un concours de lancer d’hévéa, un concours de banjo et des batailles navales !) !
La fin du jeu elle-même peut encore faire polémiquer nombre de joueurs : notre héros redevient enfant l’espace d’un instant, puis il se retrouve encore dans une attraction sur rails, avec automates mis en scène Alors jeune garçon contemporain perdu dans un immense parc d’attraction, ou pirate émérite en proie à des hallucinations anachroniques ?! Finalement n’allons pas chercher, tant le plaisir éprouvé en jouant à ce jeu est immense !
En résumé, ce jeu est un pur chef-d’uvre (on peut, je pense, uniquement le comparer à deux autres bijous parus un an auparavant, l'un produit par Revolution Software, basé sur une enquête sur les Templiers, l'autre adapté de romans de Terry Pratchett ), une merveille d’animation et de fantaisie comme on n’en fait plus, un "must" pour tout bon joueur d’aventure qui se respecte !
Makidoo
NDLR : à noter que l’équipe de production de MI3 prépare un jeu qui devrait sortir courant 2006, pour plus de précisions http://www.amegames.com/