Notre Avis - The Secrets of Atlantis : L'Héritage Sacré
Histoire | Personnages | Soluce | Notre Avis | Screenshots | Téléchargements
Tout commence en 1937, à bord du célèbre zeppelin, le "Hindenburg", lorsque Howard brooks, ingénieur en aéronautique se fait attaquer et assommer par des hommes peu scrupuleux
"The secrets of Atlantis : L’Héritage Sacré" plante le décor dans une ambiance "années 30" peu exploitée dans ce genre de jeux, et ceci est plutôt un choix agréable. On aura donc l’occasion d’arpenter quelques endroits du dirigeable, mais aussi certains étages du célèbre Empire State Building à New York, avant de s’aventurer dans des contrées plus orientales : Macao, l’inde et l’Irak.
Le scénario est bien ficelé tout en restant assez simple. Howard Brooks va partir à la recherche de l’Atlantide, en suivant la trace d’artefacts ancestraux, tout en croisant celle de son père, disparu pendant la première Guerre Mondiale.
Les graphismes sont particuliers, le traitement réservé aux décors est assez original, mais est-ce réellement un choix des développeurs ou une contrainte technique ? En tout les cas ceux-ci sont agréablement colorés mais possèdent un aspect "flou" par endroits et délavé assez particuliers, qui peuvent faire penser à un vieux "technicolor" d'époque
La modélisation 3D des personnages est assez moyenne, ceux-ci ont un traitement inégal et leur déplacement pendant certaines cinématiques laisse parfois à désirer
Le système de dialogues est plutôt original, on aperçoit son personnage dans une vignette en train de dialoguer, et les textes sont placés dans des phylactères rappelant ceux de la bande-dessinée. Cela confère au jeu une ambiance sympathique, on peut penser, en suivant notre héros, plutôt charmeur envers les femmes et possédant quelques répliques "pince-sans-rire", ainsi qu’à son physique d’acteur hollywoodien de l’époque, justement au cinéma américain des années trente (L’Empire State Building fait immédiatement penser au "King Kong" de 1933, et Howard Brooks se retrouvera sur le même étage qu’une certaine Greta Garbo), ainsi qu’aux comics de cette époque (Dick Tracy, Secret Agent X-9, Terry and The Pirates). Une grosse incohérence scénaristique est quand même à signaler, puisqu’au début de l’aventure on atteint directement L’Empire State Building en accostant avec le dirigeable, et Howard devra atteindre le 14ème étage, mais ce même Howard se retrouve au rez-de-chaussée de l’immeuble, le Hiddenburg devait avoir une sacrée longue échelle !
Les personnages du jeu sont assez stéréotypés, mais cela participe de cette ambiance très "Série B" : le méchant que l’on croisera régulièrement, la blonde fatale, l’aventurier croisé en cours de route dont on ne sait pas trop s’il faut s’en méfier Mais le soucis c’est que leur caractère n’est jamais franchement approfondi. On relèvera également quelques notes d’humour bienvenues, comme la lecture du Kama Sutra, ainsi qu’une référence ouvertement affichée au personnage d’Indiana Jones.
Voilà pour l’ambiance et le dépaysement.
Maintenant restent les énigmes. Si l’aventure commence plutôt bien (le passage de L’Empire State Building alterne agréablement entre divers puzzles et déblocages par dialogue), on peut être rapidement lassé face au manque d’originalité et de cohérence des développeurs. Cela va rapidement se résumer à des énigmes de type "taquin" et autres puzzles de logique qui restent néanmoins assez peu palpitants (le puzzle des abeilles est très peu réaliste, même si très logique, le même principe avec des objets plutôt que des insectes aurait été plus cohérent). La plupart des énigmes sont certes logiques (certaines sont assez corsées, d’autres franchement trop simples), mais c’est leur manque de variété qui peut assez vite lasser. On peut également reprocher le manque d’interactivité des objets dans le décors, certains devenant "actifs" une fois telle action débloquée seulement, il aurait été plus agréable de pouvoir essayer certaines actions sur ceux-ci sans devoir à priori débloquer telle situation. La durée de vie du jeu est tout de même assez bonne, surtout si vous restez coincés sur certains passages.
Le gameplay quant à lui est des plus simples, c’est du pur point & click avec une vue panoramique à la première personne, l’inventaire est accessible avec un simple clic droit, il ne sera jamais surchargé, et quelques associations d’objets seront parfois nécessaires.
The Secrets of Atlantis : L’Héritage Sacré reste un jeu agréable et suffisamment intéressant pour avoir envie d’arriver à son terme, si on fait abstraction du manque d’originalité et de finesse de ses énigmes. L’ambiance générale est cependant plutôt réussie, la durée de vie correcte, mais on risque de rester un peu sur sa faim en terme de qualité globale.
Makidoo